Le massif du Pilat connaît un regain d'agitation suite à plusieurs signalements concordants concernant la présence de prédateurs sauvages. Dans le secteur de Doizieux, l'inquiétude grandit parmi la population locale et les représentants municipaux, alors que des témoignages visuels se multiplient. Selon plusieurs récits, un groupe composé de deux ou trois individus aurait été aperçu à plusieurs reprises, s'approchant parfois de manière inhabituelle des zones habitées.
Parmi les observations les plus marquantes, une famille a rapporté avoir croisé le chemin de trois animaux début février, à proximité immédiate des équipements sportifs du village. Bien que cette rencontre n'ait donné lieu à aucun incident, elle alimente les discussions sur la cohabitation entre l'homme et l'animal dans cet espace naturel partagé. Les chasseurs locaux confirment également ces passages, évoquant des silhouettes furtives circulant aux heures les plus sombres, entre le crépuscule et le lever du jour.
Les autorités préfectorales, accompagnées des experts de l'Office français de la biodiversité, traitent ces informations avec une grande rigueur. Si la présence de l'espèce semble de plus en plus probable, les services de l'État refusent pour l'heure toute conclusion hâtive. Des analyses de terrain sont systématiquement menées pour authentifier les indices collectés et déterminer si des attaques sur la faune locale peuvent lui être formellement attribuées.
La découverte d'une carcasse de sanglier partiellement consommée du côté de Pavezin a récemment relancé les interrogations. Ce vestige de prédation, datant du mois de janvier, sert de base de travail aux techniciens qui tentent de définir si ces actes sont l'œuvre de chiens errants ou de loups en quête de nourriture. Cette phase d'expertise est cruciale pour déclencher, le cas échéant, les dispositifs de suivi et de protection adaptés.
Cette situation place la commune de Doizieux au centre d'une surveillance accrue. La question du loup dans le Pilat dépasse le simple fait divers pour toucher aux enjeux de la biodiversité et de la sécurité des activités pastorales ou de loisirs. En attendant une validation officielle, la vigilance reste de mise pour les habitants de ce territoire de moyenne montagne, où la frontière entre vie sauvage et zones résidentielles semble de plus en plus poreuse.
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